Les entreprises canadiennes doivent jouer un rôle dans la création d’un avenir inclusif et durable pour tous les Canadiens

Ce texte a d’abord été publié dans le Globe and Mail

Le taux de chômage au Canada est faible. Les salaires sont en hausse, tout comme les revenus des ménages et le revenu disponible. On prévoit également que les investissements des entreprises grimperont cette année, traduisant la confiance du milieu des affaires en la résilience économique de notre pays.
 
En effet, l’avenir semble plein de promesses. Pourtant, si on questionne les Canadiens sur leurs propres perspectives, leur optimisme pâlit. Ils se sentent exclus des occasions et des progrès qui surviennent autour d’eux. Ce désengagement peut occasionner des problèmes sociaux qui menacent notre prospérité collective, y compris celle du monde des affaires.
 
Malgré notre niveau de vie enviable et la possibilité de l’améliorer grâce aux changements qui s’opèrent présentement au Canada, nous sommes témoins de quantité de bouleversements.
 
Par exemple, des technologies novatrices transforment nos façons de travailler, et dans certains cas, les possibilités mêmes de travail. Si cela a permis une plus grande flexibilité et davantage d’entrepreneuriat, cela occasionne tout de même des fluctuations des revenus mensuels de 25 % ou plus pour 3,3 millions de Canadiens. Ces derniers sont souvent forcés de prendre des décisions financières non conventionnelles pour stabiliser leur situation dans l’immédiat, mais en revanche, ces décisions rendent la planification pour l’avenir très difficile.
 
Il est facile de comprendre pourquoi ces Canadiens ont l’impression de reculer plutôt que d’avancer. Ce genre d’angoisse partagée peut être utilisé à des fins politiques. Pensons seulement à ce que les protectionnistes partout dans le monde en font. Des frontières sont tracées. Je suis convaincu que le succès, sous toutes les formes possibles, repose sur les forces qui nous réunissent et non pas sur celles qui nous divisent.
 
Notre rôle, comme dirigeants d’entreprise, consiste non seulement à mettre en lumière ces questions, mais aussi à proposer et à soutenir des solutions. Ainsi, nous ouvrirons les portes à un avenir inclusif.
 
Par exemple, le monde du travail doit adopter de nouvelles façons de « réinventer » les compétences des employés. Nous devons trouver des façons de former les employés pour leur prochain poste et les préparer à comprendre les répercussions des nouvelles technologies sur leur poste actuel et à composer avec elles.
 
Évidemment, les préoccupations publiques face aux changements dépassent largement le cadre du travail. L’urbanisation influence notre qualité de vie aujourd’hui, tout comme les changements climatiques menacent de lui nuire encore davantage dans le futur. En outre, une société très avancée numériquement ne signifie pas forcément que les connexions entre les gens et les endroits sont renforcées.
 
Étant donné que le succès de la Banque repose en grande partie sur celui des gens qui nous entourent, nous avons tout intérêt à aider les personnes et les collectivités à s’épanouir dans un monde en évolution.
 
Pour ce faire, la TD a récemment lancé La promesse Prêts à agir, un programme pluriannuel qui misera sur les forces de notre entreprise, de nos employés et de nos activités philanthropiques.
 
Nous visons des retombées à l’échelle locale et au-delà, car nous savons que nous devons contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable établis par l’Organisation des Nations unies pour créer un monde meilleur.
 
Sur le plan des affaires, nous avons fixé pour 2030 une cible de 100 milliards de dollars canadiens sous forme de prêts, de financement, de services de gestion des actifs et d’autres programmes favorisant une économie à faibles émissions de carbone.
 
Pour canaliser les talents de nos employés, nous sommes la première entreprise canadienne à être un commanditaire fondateur d’Impact2030, un partenariat mondial mené par le secteur privé pour mobiliser les programmes de bénévolat des employés qui contribuent directement à l’atteinte des objectifs de développement durable.
 
De plus, nous avons établi une cible de 1 milliard de dollars au total d’ici 2030 pour nos activités philanthropiques visant à créer un avenir plus inclusif et durable. Nous nous concentrerons sur quatre domaines importants pour nos clients, nos collègues et nos collectivités.
 
La sécurité financière sera un aspect essentiel : nous aiderons entre autres les gens à avoir accès à un logement abordable et à acquérir les compétences et les expériences requises pour leur permettre d’avoir un meilleur contrôle sur leur situation financière.
 
Nous nous efforcerons également d’aider à créer une plus grande cohésion sociale entre les gens et les milieux. Plus d’un tiers des Canadiens ayant répondu à un sondage de la TD n’ont pas l’impression de faire partie d’une collectivité. Nous prendrons des moyens, petits et grands, pour favoriser les liens humains et créer des occasions pour chacun de se sentir inclus dans un monde de plus en plus numérique.
 
Nos efforts pour améliorer les espaces verts et soutenir la transition vers une économie à faibles émissions de carbone contribueront à soutenir la santé et le dynamisme de l’environnement, vitaux pour notre économie et notre qualité de vie.
 
Et bien que la recherche et l’innovation en santé produisent de grandes avancées, les changements démographiques peuvent créer des obstacles pour l’accès au système de santé. Nous contribuerons à aplanir ces obstacles, pour des soins de santé plus équitables.
 
L’inclusion est une force puissante qui nous aide à nous sentir mieux et à avoir davantage confiance en l’avenir. On s’engage et on participe plus activement dans nos collectivités. En retour, certains défis sont atténués et on exploite à fond les occasions qui se présentent en périodes de profonds changements.

Bharat Masrani

Président du Groupe et chef de la direction

Groupe Banque TD