Gérer le stress et l’anxiété pendant la pandémie de COVID-19

Nous vivons tous du stress ou de l’anxiété dans notre vie quotidienne, et la pandémie de COVID-19 n’a fait qu’accentuer ces sentiments et ces pressions.

Avant la pandémie, les Canadiens considéraient généralement l’argent comme la plus grande source de stress. En effet, des recherches menées en 2018 par le Conseil des normes de planification financière montrent que plus de 48 % des gens au Canada déclarent souffrir d’insomnie en raison du stress lié à l’endettement ainsi qu’à la gestion des dépenses du ménage, de l’épargne en vue de l’atteinte d’objectifs et des dépenses imprévues.

Selon ces recherches, ce que nous gagnons, dépensons et épargnons n’affecte pas seulement notre compte bancaire, mais aussi notre bien-être mental – et c’est particulièrement vrai à l’heure actuelle.

La TD collabore avec le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), situé à Toronto, pour informer le public sur la santé mentale et la relation entre le bien-être financier et le bien-être mental.

Pour beaucoup d’entre nous, nos pensées peuvent grandement influencer nos sentiments et nos croyances, tout en affectant notre capacité à gérer le stress et l’anxiété, indépendamment de ce qui se passe dans notre vie.

Selon la Dre Donna Ferguson, psychologue du CAMH, nos pensées peuvent parfois être si fortes et si ancrées que nous pouvons les considérer comme vraies, même si elles ne le sont pas. C’est pourquoi il peut être utile de les remettre en question lorsque nous cherchons à nous sentir mieux.

La Dre Ferguson propose des moyens de gérer l’anxiété et le stress qui sont souvent recommandés par les chercheurs du CAMH.

Prenez conscience de vos pensées

La Dre Ferguson recommande de prendre en note vos pensées lorsque vous éprouvez de l’anxiété ou du stress, ce qui vous aide à vous en détacher. Il se peut que de nombreuses pensées vous traversent l’esprit quand vous ressentez de l’inquiétude. Par exemple, vous vous dites peut-être « Et si jamais X se produisait… » ou « J’ai peur que… ».

Elle suggère de remettre vos pensées en question après en avoir pris conscience.

Pour ce faire, elle conseille de vous arrêter et de vous poser les questions suivantes : cette pensée est-elle fondée sur des faits? Comment puis-je le savoir? Sur quelles preuves repose-t-elle? Y a-t-il des preuves (faits) du contraire?

Demandez-vous ensuite si la situation qui vous inquiète s’est déjà produite. Si c’est le cas, comment avez-vous composé avec la situation? En fin de compte, que s’est-il produit?

Demandez-vous ce que cela vous apporte de vous inquiéter

Si vous avez du mal à cesser de vous préoccuper après avoir répondu aux questions ci-dessus, la Dre Ferguson recommande de vous demander si vos inquiétudes vous aident à régler un problème ou si elles ne font que vous paralyser et vous causer de l’anxiété. Vous pouvez également vous demander si le fait de continuer d’avoir ce genre de pensées vous est utile.

Après avoir répondu à ces questions, pouvez-vous rééquilibrer vos pensées?

La Dre Ferguson propose à cette étape d’essayer de formuler des pensées plus équilibrées.

Par exemple, au lieu d’avoir des pensées comme « Tellement de personnes perdent leur emploi et leur source de revenus. Je vais perdre mon emploi et je ne pourrai plus subvenir à mes besoins ni à ceux de ma famille », vous pourriez vous dire : « J’ai actuellement du travail et je fais tout mon possible pour limiter les dépenses. Si je perds mon emploi, il existe des programmes d’aide financière pour m’aider et je peux compter sur un bon réseau de soutien ».

Selon la Dre Ferguson, cet exercice, qui permet de prendre conscience de nos inquiétudes et de déterminer si elles se concrétiseront en nous fondant sur des preuves, est recommandé lorsque nous éprouvons de l’anxiété.

« Ces croyances enracinées peuvent être particulièrement vraies en ce qui concerne l’argent », soutient-elle.

« Bien que de nombreuses personnes remettent à plus tard le moment d’examiner leurs préoccupations financières, elles devraient plutôt les mettre sur papier et élaborer une stratégie pour y faire face, notamment en recherchant les programmes d’aide auxquels elles pourraient avoir droit, ajoute-t-elle. Il est très important, à ce moment, d’établir un budget. Le sentiment d’avoir un certain contrôle par rapport à une situation difficile aide souvent à soulager l’anxiété et le stress. »

La Dre Ferguson explique qu’un nouveau budget ou un budget ajusté, qui comprend vos dépenses facultatives et non facultatives actuelles pour les limiter autant que possible, peut vous aider à calmer vos inquiétudes qui découlent de l’incertitude financière.

Les gouvernements fédéral et provinciaux offrent également des programmes d’aide financière pour soutenir les Canadiens et les Canadiennes qui subissent des répercussions financières. Cliquez ici pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les programmes d’aide financière du gouvernement du Canada.

Pour en savoir plus sur la manière dont la TD soutient ses clients, veuillez consulter la page Nouvelles de la TD ou le site www.td.com/covid19/fr.

La Dre Ferguson conseille également de vous concentrer sur ce que vous pouvez contrôler.

« Vous pouvez faire beaucoup de choses simples à la maison pour améliorer votre santé mentale, explique-t-elle. Faire des exercices de pleine conscience, comme prendre conscience de vos pensées, peut apaiser votre anxiété. Dans les périodes de stress, il est également crucial de manger plus sainement, de rester actif (même modérément à la maison), de pratiquer de bonnes habitudes de sommeil et de communiquer avec ses proches. »

Pour en savoir plus sur la façon dont vous pouvez favoriser votre santé mentale en ces temps incertains, visitez la page des ressources sur la COVID-19 du CAMH au www.camh.ca/covid19.

En 2019, la TD a annoncé l’octroi d’un don de plus de 20 millions de dollars au CAMH dans le cadre de La promesse TD Prêts à agir, un don que l’organisme pourra utiliser pour financer ses recherches, contribuer aux programmes de soins et aider à vaincre les préjugés sur la maladie mentale et la toxicomanie.