Intelligence artificielle : le Canada pourrait mener le monde

Et si votre moniteur d’activités pouvait signaler à votre médecin – à distance – un signe avant-coureur de problème de santé? Ou si votre appli bancaire pouvait prédire vos difficultés financières avant même qu’elles ne se concrétisent? Les technologies émergentes d’IA, lorsque combinées au génie humain, ont le pouvoir de régler certains des plus graves problèmes de la société. Qui plus est : le Canada peut devenir un chef de file mondial dans ce domaine. 

En mars, lors d’une discussion sur les incidences potentielles de l’IA au Economic Club of Canada de Toronto, Tomi Poutanen, cofondateur de Layer 6 AI et chef, IA, s’est adressé à l’écosystème technologique en pleine effervescence du Canada.

« Croyez-le ou non, de nombreux leaders mondiaux de l’IA, issus d’entreprises comme Uber et Microsoft, ont étudié à l’Université de Toronto, a dit M. Poutanen à son auditoire. Le Canada pourrait créer une des plus grandes plaques tournantes de l’IA. Nous avons déjà un très bon dossier sur le plan académique. »

Le Canada a donc du talent à revendre. Dans ce cas, pourquoi ne traçons-nous pas la voie?

Bien que certaines des plus grandes avancées en IA proviennent d’universités canadiennes, le secteur n’a pas été jusqu’à maintenant dans une position assez favorable pour profiter de ces avancées ou en tirer des idées commerciales rentables. Par conséquent, beaucoup de gens talentueux ont dû quitter le Canada pour aller travailler chez nos voisins du sud. En revanche, cet exode de cerveaux commence à s’inverser depuis que des grandes sociétés canadiennes comme la TD investissent massivement dans leurs propres programmes d’IA. 

« Nous savons qu’en améliorant nos capacités en matière d’IA, nous pourrons mieux comprendre nos clients et leur offrir des conseils plus personnalisés pour améliorer leurs finances, estime Michael Rhodes, chef de groupe, Innovation, Technologie et Services communs à la TD. Cela dit, nous croyons également que le rôle de l’IA dans la société va au-delà des services bancaires. »

Un exemple d’utilisation de l’IA au service du bien commun (ce que la TD appelle l’IA pour le bien commun) qui a été évoqué lors de la rencontre de l’Economic Club est la possibilité de faire avancer la médecine préventive en créant des recommandations et des thérapies personnalisées à l’aide de l’IA.

La TD a annoncé l’acquisition de Layer 6 en janvier. Pour faire avancer la cause de l’IA pour le bien commun, l’équipe se réserve du temps pour travailler à des projets qui la passionnent, et dont certains pourraient avoir des répercussions majeures sur la société.


Michael Rhodes, Tomi Poutanen et Rita Trichur table rond sur les incidences potentielles de l’IA au Economic Club of Canada

 

Cela pourrait aussi vous intéresser :

Le contexte est roi : l’évolution de TD et moi