Le marché du logement freiné par la réglementation et les hausses de taux

Les récents efforts des décideurs et des organismes de réglementation ont réussi à refroidir le marché du logement canadien après des années de faux départs dus à des taux d’intérêt extrêmement bas. La nouvelle ligne directrice B-20 et la hausse des taux hypothécaires continueront à faire reculer les prix au cours des mois à venir, avec une stabilisation attendue en 2019, selon un nouveau rapport des Services économiques TD.

« Alors que certains marchés pourraient être très sensibles à la révision de la ligne directrice B-20, en raison, par exemple, d’un grand nombre de prêts hypothécaires non assurés et de revenus limites des ménages, d’autres pourraient à peine sentir son effet, affirme Michael Dolega, économiste principal à la TD. Le même principe s’applique à l’incidence du relèvement des taux d’intérêt ou des nouvelles offres sur le marché. »

Faits saillants du rapport

  • La simulation de crise de la ligne directrice B-20, qui vise à s’assurer que les emprunteurs peuvent supporter des augmentations de taux d’intérêt, pourrait réduire le pouvoir d’achat perçu de certains ménages d’autant que 15 %. Les acheteurs auront davantage recours à du financement non bancaire, notamment à des prêt familiaux et à la vente d’actifs.
  • L’Ontario et la Colombie-Britannique devraient encaisser les effets les plus marqués. Au Québec et, dans une moindre mesure, au Manitoba, des conditions économiques solides combinées à une importante proportion de caisses populaires exemptées des exigences de la ligne directrice B-20, devraient entraîner des rendements plus solides dans le marché du logement.
  • L’activité de vente en Alberta et en Saskatchewan a continué de décevoir. Dans les deux marchés, un surplus de logements et l’effondrement des cours pétroliers ont pesé sur le marché immobilier.

Pour de plus amples renseignements et une analyse, cliquez ici pour consulter le rapport complet des Services économiques TD.