Comment redéfinir ses objectifs financiers en temps de pandémie de COVID-19

De nombreux Canadiens ont eu des difficultés financières en raison de la pandémie de COVID-19, tandis que d’autres, ayant continué de travailler, ont réussi à épargner à la suite de la diminution de leurs dépenses. 

Selon Rubina Qassamali, gestionnaire, Services financiers personnels de la TD à Calgary, en Alberta, peu importe l’incidence de la crise sur vos finances, il est toujours judicieux de prendre un moment pour revoir votre plan financier pour vous assurer qu’il convient à votre nouvelle situation lorsqu’un événement de vie ou financier marquant survient. Elle vous fait part ci-dessous d’autres conseils pour revoir vos finances dans le contexte actuel. 

Q : Quelle est, selon vous, la première mesure que devraient prendre les Canadiens pour réévaluer leur avenir financier? 

RQ : Tout d’abord, il faut savoir où on se situe maintenant avant de déterminer où on va. Selon moi, la première chose à faire est une autoévaluation de ses finances. Autrement dit, il faut tenir compte de l’évolution de ses revenus et dépenses au fil des derniers mois, de son budget actuel et de l’état de ses prêts, prêts hypothécaires ou lignes de crédit. 

Une fois que c’est fait, il vous faut déterminer vos priorités actuelles et futures, et créer un plan réaliste adapté à votre style de vie. Vous devez cibler ce qui importe le plus à vos yeux, définir votre situation personnelle et modifier votre plan en conséquence. 

Par exemple, devez-vous rembourser vos dettes ou vous constituer un fond d’urgence, ou encore devez-vous miser davantage sur des priorités à plus long terme, comme la planification de la retraite ou l’achat d’une maison? 

Ne vous en faites pas si vous n’avez pas déjà les réponses à toutes ces questions. C’est là toute l’utilité d’un conseiller. Nous pouvons vous aider à dresser la liste des priorités et à créer un plan réaliste et efficace pour atteindre vos objectifs financiers.

Q : De nombreuses personnes ont vu leur situation financière se détériorer en raison de la pandémie et se demandent comment elles pourront la rétablir. Que leur recommanderiez-vous? 

RQ : Même si les commerces et entreprises commencent graduellement à rouvrir leurs portes, l’avenir demeure incertain. L’économie a subi un chamboulement important au cours des derniers mois, et ces changements risquent de se poursuivre pendant encore un moment. 

Par conséquent, la première chose à faire est de vous préparer à l’imprévu. Vous pouvez y parvenir en préparant un budget et en le respectant du mieux que vous le pouvez, puis en le mettant régulièrement à jour suivant l’évolution de votre situation. Voyez où va votre argent et séparez vos dépenses en fonction de vos besoins – comme la nourriture et les frais de logement – et vos désirs – comme les sorties au restaurant et les loisirs. Si vous avez la possibilité de mettre de l’argent de côté, pensez à établir des paiements préautorisés pour épargner sur une base régulière. 

Q : D’après vous, que devraient d’abord faire les clients qui ont été en mesure d’épargner pendant la pandémie?

RQ : De nombreux clients dans cette situation se demandent s’ils devraient épargner cet argent ou l’investir, mais aussi ce qu’ils devraient faire des placements dont le rendement n’est pas à la hauteur des attentes. 

Si vous êtes dans cette situation, je vous conseille de vous préparer à l’imprévu. Vous pourriez par exemple commencer par vous constituer un fonds d’urgence suffisant pour couvrir les dépenses de votre ménage sur plusieurs mois. Vous pourriez ensuite vous attarder à planifier en vue d’autres événements marquants ou objectifs personnels comme l’achat d’une maison, le financement d’études ou la planification de la retraite. 

Q : De nombreux jeunes Canadiens essayant d’intégrer le marché du travail ou en début de carrière éprouvent actuellement des difficultés financières. Quels genres de discussions avez-vous avec eux?

RQ : Les jeunes sont nombreux à demander l’aide financière proposée par le gouvernement comme la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ou le Programme canadien pour l’épargne-études (PCEE). Certains d’entre eux qui ont une maison se renseignent sur les options de report de versements hypothécaires ou de report de remboursement d’autres prêts et sur leurs conséquences à long terme. D’autres cherchent à diversifier leur épargne. Autrement, les jeunes qui occupent un emploi et qui souhaitent investir essaient de comprendre s’il est préférable de rembourser d’abord leurs dettes ou d’investir étant donné la fluctuation des marchés. Un conseiller peut aider ces clients à préparer un plan personnalisé qu’ils pourront suivre maintenant et revoir dans l’avenir.