Comment repérer une arnaque – L’arnaque des grands-parents

Imaginez la scène : il est tard le soir, vous vous trouvez à la maison et votre téléphone sonne. La personne à l’autre bout du fil prétend être votre petit-fils. Il vous annonce que quelque chose d’épouvantable vient d’arriver et qu’il a besoin de votre aide. Il a besoin d’argent.

Si jamais vous recevez un tel appel, vous pourriez être la cible de ce qu’on appelle généralement « l’arnaque des grands-parents ». Il est important que vous compreniez la situation et que vous confirmiez toute l’information avant d’envoyer de l’argent

« Ne le dis surtout pas à ma mère, grand-maman... elle va s’inquiéter. »

Voici comment se déroule habituellement le scénario de l’arnaque des grands-parents : le téléphone sonne et l’appelant prétend être le petit-fils (ou la petite-fille) de la personne qui répond. L’appelant semble être en proie à la panique, suffisamment pour que sa voix ne soit pas reconnaissable, et dira qu’il a été blessé ou victime d’un accident et qu’il a besoin d’argent. Il suppliera également le grand-parent de ne souffler mot de la situation à personne.

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Pour venir en aide à celui qu’elle croit être son petit-fils ou sa petite-fille, la victime procède alors à un envoi d’argent, sous forme de virement de fonds, de cartes-cadeaux ou d’envoi d’espèces par la poste ou par service de messagerie. Comme la victime a juré de garder le silence, elle ignore qu’elle vient de tomber dans un piège. Lorsqu’elle s’en rend compte, il est trop tard : l’argent a disparu.

Les fraudeurs peuvent utiliser l’arnaque des grands-parents pour piéger des victimes par téléphone, par courriel et par messagerie texte, et sont nombreux à se servir de renseignements sur les médias sociaux pour rendre leur histoire plus crédible.

Un problème grandissant

En 2016, plus de 800 Canadiens ont été victimes d’une arnaque de grands-parents. L’ensemble de ces cas représente une perte totale de plus d’un million de dollars. Le Centre antifraude du Canada (CAFC) estime que seule une poignée de victimes signalent la fraude, car en général, elles ont honte de le faire.

Comment éviter de tomber dans les griffes des fraudeurs

Vérifiez l’identité de l’appelant : Si vous recevez ce genre d’appel, posez des questions exploratoires auxquelles seul votre petit-enfant peut répondre. Demandez-lui par exemple de confirmer la dernière fois qu’il vous a vu ou de vous dire le surnom que vous lui donnez.

Posez des questions. Mais ne répondez pas aux leurs! Ces appels frauduleux tendent des pièges à la victime en vue lui soutirer de l’information. Et c’est à partir de cette information que le fraudeur parviendra à ses fins. Assurez-vous de ne pas mentionner de noms ou de ne pas confirmer des détails que les fraudeurs vous demandent de fournir. Si la personne à l’autre bout du fil est réellement la personne qu’elle prétend être, elle sera en mesure de répondre à vos questions.

Vous croyez avoir été victime d’une arnaque de grands-parents? Si vous ou un membre de votre famille avez été victime d’une arnaque, signalez-la à votre service de police local ou au Centre antifraude du Canada.

Parlez-en : Que vous ayez été victime d’une arnaque de grands-parents ou que vous ayez reçu un appel d’arnaque et que vous avez raccroché, racontez votre histoire. Plus il y aura de gens informés, moins il y aura de risques que des gens se fassent détrousser par les fraudeurs.


[i]https://institutvanier.ca/coup-doeil-sur-les-grandsparents-au-canada/