FAQ sur le secteur de l’énergie et la durabilité environnementale avec Bob Dorrance

Nouvelles de la TD a rencontré Bob Dorrance, chef de groupe, Services bancaires de gros, Groupe Banque TD et président du conseil, chef de la direction et président, Valeurs Mobilières TD, pour discuter de son point de vue sur le secteur de l’énergie au Canada, la durabilité environnementale et la croissance économique.

Manifestement, le secteur de l’énergie demeure un moteur économique important pour le Canada. Quelle est la participation de la TD dans ce secteur?

BD: Étant donné l’abondance des ressources énergétiques au Canada, le secteur de l’énergie demeure un facteur clé dans la prospérité du marché de l’emploi et de l’économie pour de nombreuses collectivités. En effet, ce secteur compte plus de 900 000 emplois et génère ainsi des milliards de dollars. Ces industries, ainsi que les gens et les collectivités qui en dépendent, sont indispensables à l’économie de notre pays.

Même si les énergies renouvelables deviennent plus abordables et plus fiables, nous nous attendons à ce que la demande d’énergie provenant de sources traditionnelles demeure pour combler des besoins de base tels que le transport, le chauffage et la climatisation, et pour alimenter le secteur manufacturier ainsi que celui des services. Par conséquent, nous continuons d’appuyer fermement nos clients du secteur – à titre de prêteurs, de gestionnaires de services financiers et d’acteurs des marchés des capitaux de premier plan – et croyons en leur potentiel de croissance continue par le développement responsable.

En même temps, grâce à nos ressources et à notre expertise, nous travaillons en collaboration avec nos clients à la mise en application de saines politiques et pratiques environnementales. En ouvrant le dialogue avec nos clients du secteur de l’énergie, nous avons une occasion unique de travailler avec eux pour apprivoiser le paysage complexe et à évolution rapide de l’environnement, des questions sociales et de la gouvernance.

À tout prendre, nous sommes optimistes quant aux occasions d’appuyer l’expansion de solutions novatrices axées sur l’amélioration de l’efficacité et la réduction des émissions de GES de la production d’énergie à base de carburants fossiles.

Quelle est la position de la TD par rapport à la construction de pipelines de ressources énergétiques au Canada?

BD: Le Canada a la chance de posséder un éventail de ressources naturelles. L’acheminement de ces ressources vers les marchés est crucial pour la prospérité continue de notre économie. En Alberta, des centaines de projets en cours visent à trouver des façons plus durables de les développer.Image du Bob Dorrance, chef de groupe, Services bancaires de gros, Groupe Banque TD et président du conseil, chef de la direction et président, Valeurs Mobilières TD.

Les normes environnementales et sociales du Canada et des États-Unis sont considérées comme les plus strictes parmi les grands pays producteurs de pétrole. Pour assurer la prospérité de l’économie canadienne, il nous faudra un système qui appuie des projets énergétiques responsables aujourd’hui et demain, tout en travaillant à créer une économie à faibles émissions de carbone.

Selon nous, un processus réglementaire clair et efficace concernant l’approbation de projets responsables d’infrastructures énergétiques encouragera les investissements nationaux et internationaux au Canada. Ces investissements contribueront à la croissance économique et à la création d’emplois, tout en promouvant l’innovation dans le secteur du développement durable.

La TD est un acteur important dans le domaine des obligations vertes, a publiquement annoncé vouloir promouvoir l’économie à faibles émissions de carbone, continue d’exercer ses activités en Alberta et s’engage dans le développement de l’énergie responsable. Quelle est la nature de cet engagement et comment trouvez-vous l’équilibre entre ces priorités qui semblent être en concurrence?

BD: Bonne question. Nous ne considérons pas ces priorités comme étant en concurrence, mais plutôt complémentaires. 

Nous croyons que la croissance économique et la durabilité environnementale sont étroitement liées et que nous avons un rôle positif à jouer pour favoriser ces deux aspects au Canada. Il faut donc trouver d’autres façons de travailler avec tous les intervenants du secteur. Nous avons la chance d’élaborer des solutions novatrices pour rendre la production à base de carburants fossiles plus durable et pour encourager une utilisation responsable de toutes nos ressources énergétiques.

Notre engagement concernant l’économie à faibles émissions de carbone est clair et prend de l’ampleur avec des investissements et des initiatives de premier plan dans le secteur. Cependant, nous croyons que la transition vers une énergie plus propre aura lieu au fil du temps, à mesure que le recours aux sources traditionnelles et renouvelables évoluera graduellement. La TD et le Canada doivent impérativement mettre l’accent sur les deux. Voilà de saines pratiques commerciales et une saine planification. Nous sommes convaincus qu’il s’agit de la bonne approche.

Pouvez-vous nous parler un peu de l’engagement de la TD concernant l’économie à faibles émissions de carbone?

BD: En 2017, nous avons lancé un ensemble d’initiatives environnementales pour soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone, y compris une cible de 100 milliards de dollars canadiens sous forme de prêts, de financement, de services de gestion des actifs et d’autres programmes favorisant une économie à faibles émissions de carbone d’ici 2030. Notre soutien à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone s’exprime notamment par un appui du secteur de l’énergie, qui vise à réduire ses émissions et à assurer une exploitation efficace. Nous avons déjà atteint 30 % de notre cible et estimons avoir ainsi soutenu plus de 76 000 emplois, contribué au PIB à hauteur de plus de quinze milliards de dollars canadiens et évité l’émission de plus de 780 000 tonnes de gaz à effet de serre, ce qui montre que cette transition peut être bénéfique à la fois pour l’environnement et l’économie.

Nous avons aussi été la première grande banque en Amérique du Nord à devenir carboneutre en 2010, la première banque au Canada à émettre une obligation verte en 2014 et en 2017, nous sommes devenus la seule institution financière au monde à participer aux trois projets pilotes (prêts, investissements, assurance) du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques du Programme des Nations Unies pour l’environnement – Initiatives financières.

La TD continue d’être un leader solide en matière d’environnement et croit que le développement responsable de nos ressources naturelles doit tenir compte des aspects environnementaux, sociaux et économiques.