Entrevue avec Macy Gray sur le pouvoir de la musique pour créer un monde inclusif

Macy Gray, actrice et musicienne lauréate d’un prix Grammy, fait partie de la programmation de cette année des Festivals de jazz TD à Victoria, à Vancouver et à Toronto. Entre deux concerts, la chanteuse légendaire à la voix rauque nous a parlé de sa carrière, de l’intimidation qu’elle a subie et du pouvoir qu’a la musique de rassembler les gens pour encourager la diversité et l’inclusion.


TD: Merci de prendre le temps de discuter avec nous. Vous avez raconté avoir été intimidée quand vous étiez plus jeune. Où est-ce arrivé et avez-vous des conseils pour faire face à l’intimidation?

MG: Je savais que j’étais différente, je me sentais différente. Du plus loin que je me souvienne, je me suis fait harceler. J’étais timide et très grande, et je ne savais jamais quoi dire aux gens. J’étais un enfant bizarre, en fin de compte. J’étais aussi douée pour la musique, et quand on est doué pour quelque chose, les gens finissent par nous apprécier.

TD: Est-ce vrai que vous aviez honte de votre voix quand vous étiez plus jeune?

MG: J’étais super timide et réservée, jusqu’à ce que je réalise que ma voix était un don.

TD: Après avoir été souvent la cible de railleries, comment avez-vous trouvé la confiance en vous pour monter sur scène la première fois?

MG: Je n’avais aucune confiance. J’ai trouvé ma passion et elle m’a aidée à surmonter tous les obstacles. Au collège, j’étais entourée de musiciens et d’artistes. J’ai commencé à écrire des paroles et à étudier différents chanteurs, puis, un jour, un ami m’a demandé de chanter avec lui, et j’ai dit oui. On m’offrait aussi cent dollars, et j’avais vraiment besoin de cet argent.

TD: Comment croyez-vous que la musique fait tomber les barrières?

MG: La musique fait tomber les barrières chaque fois qu’elle se fait entendre. 

TD: Pourquoi êtes-vous attirée par le jazz?

MG: Le jazz, ça décoiffe! C’est excessif. Le jazz ne se soucie pas du format. Il fait ce qu’il veut. Dans mon enfance, le jazz était vraiment populaire, et c’est comme ça que j’ai appris à chanter. J’ai été inspirée par des chanteuses comme Billie Holiday et Nina Simone.

TD: En tant que société, nous utilisons beaucoup le mot diversité; d’après vous, à quoi reconnaît-on vraiment l’inclusion et la diversité et que signifient ces concepts pour vous?

MG: [...] Les festivals mettent tout le monde sur la même longueur d’onde. Je peux le sentir quand je regarde la foule. Dans des événements comme le Festival de jazz de Toronto, les spectateurs peuvent se connecter les uns aux autres grâce à leur amour commun de la musique.

TD: Comment les artistes peuvent-ils aider à créer une société plus inclusive?  

MG: Par mon art, je sens que je peux transmettre de nouveaux messages sur notre culture et encourager l’inclusion. C’est particulièrement vrai quand je peux le faire d’une nouvelle manière, comme pour mon vidéoclip White Man. Il est inspiré de tout ce qui se passe en ce moment et je sentais qu’on en avait besoin. White Man était ma contribution pour rassembler les gens.

TD: Quelle chanson préférez-vous interpréter cet été?

MG: Mon dernier single, Sugar Daddy.


D’un océan à l’autre, la TD est fière de commanditer plus de 90 festivals de musique et 100 programmes communautaires qui enrichissent et renforcent nos collectivités en rapprochant les gens grâce au langage universel de la musique. Apprenez-en davantage à MusiqueTD.com

Pour savoir comment nous aidons à ouvrir les portes à un avenir plus inclusif grâce à La promesse Prêts à agir, visitez http://www.td.com/LaPromessePretsAAgir.